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Carte de visite
Situation
Histoire
Tourisme & patrimoine

 

Mairie
34, Avenue de la république
69370 St Didier au Mont d'Or

Tel : 04 78 35 85 25
Fax : 04 78 64 90 88

 
 
Les églises   Réseau hydraulique
Les châteaux Activité économique
Les sentiers Foires et marchés
Divers Anciens noms de lieux

Nous vous recommandons
le site du syndicat mixte des Monts d'Or
http://www.montsdor.com

 
 Les églises Retour en haut de page
 
Église du Boug
 

Construite en 1863, elle est venue se substituer à l'ancienne église romane située près de Fromente, datant du 12ème siècle et qui fut démolie entre 1860 et 1870.

Chapelle de St-Fortunat
 

Chapelle gothique du 14ème siècle. Le portail a été rapporté dans l'alignement actuel à la suite d'une extension du bâtiment effectué au 19ème siècle. La chapelle fut longtemps un lieu de pèlerinage (St-Fortunat était réputé pour guérir les enfants).

 
 Les châteaux Retour en haut de page
 
La Remillotte
 

Edifice comportant des vestiges du 12ème siècle, où résida l'architecte SOUFFLOT au 17ème siècle (propriété privée).
 

Fromente (terre à blé)
 

Edifice mentionné dès le 10ème siècle. Il subsiste quelques parties du 13ème et du 14ème siècle. Il abrite aujourd'hui un collège privé.
 

Rochecardon
 

Manoir du 16ème siècle construit par Horace CARDON, riche bourgeois lyonnais d'origine italienne. Jean-Jacques ROUSSEAU y séjourna en 1770 et y composa une partie de ses " confessions " (co-propriété privée).
 

Chantemerle
  Château existant en 1530 ; il ne subsiste plus qu'une tour en ruines dans une propriété privée.
 
Château des Monts d'Or
 

Situé au Colin. Berceau supposé de la famille citée plus haut. Le bâtiment actuel date du 17ème siècle (co-propriété privée).
 

Château de Saint-André
 

Construit au 17ème siècle sur les soubassements d'une vieille forteresse médiévale dont une tour est encore visible (propriété privée).
 

Maison située au lieu-dit " le Figuier "
 

Edifice comprenant des éléments des 17ème et 18ème siècles, communément appelé " la Ronflarde " (évocation d'un dortoir de moines qui aurait autrefois occupé les lieux).

 
 Les sentiers Retour en haut de page
 

Les sentiers de Saint Didier sont nombreux et mal connus.
 

Ce patrimoine communal compte 32 chemins accessibles avec un véhicule agricole et 13 sentiers ou ruettes d’une longueur totale de 9 kilomètres environ.
Les cheminements pour les piétons permettent la promenade, le jogging, l’utilisation de VTT, ou même le trajet quotidien pour aller au plus proche arrêt de bus sans la contrainte de la circulation automobile : une façon pratique de s’oxygéner.

Les sentiers sont divers, pittoresques et nous plongent dans la nature.

Leur noms sont savoureux ou évocateur d’un passé dans lequel nous laissons encore traîner quelques unes de nos racines.
Enfin, dans les sentiers, on peut apprécier les sites ou les curiosités qu’on ne voit pas en circulant dans une voiture ou sur une moto.
Vous trouverez tous ces sentiers et ces chemins agricoles sur le plan de Saint Didier.
 

Deux circuits balisés en collaboration avec la Communauté Urbaine.

Le premier est connu sous le nom du circuit de Rochecardon ou sentier du jardin botanique. Il existe un dépliant qui explique l’itinéraire et un autre décrit les plantes acclimatées dans ce vallon humide : Ils sont quelque fois difficiles à trouver. Qu’importe : on descend par le bus jusqu'à Rochecardon, on remonte le chemin des rivières en suivant le fléchage, et l’on finit par se retrouver en vue du château de Saint-André. Dans le sentier proprement dit, des bornes spéciales identifient les plantes rencontrées. Si les plantes ne sont pas au rendez-vous, c’est qu’elles ont émigré cinq ou dix mètres plus loin. Elles ont aussi leurs petits caprices !

Le second est le circuit de Saint Fortunat, qui fait partie des circuits balisés des Mont d’Or. Il descend par le chemin du chêne, remonte au chemin du Puits et gravit les Essarts par le chemin du même nom. Un peu de route pour revenir : c’est l’occasion de passer aux Montagnards et d’admirer Giverdy et le Mont Laroche.
 

Bibliographie
Dépliant sur le circuit de Rochecardon disponible dans les Mairies.
Topo-guide « A la découverte des Monts d’Or » disponibles dans les Mairies des Monts d’Or

Brochure de la Vie en Couleurs intitulée « Promenade à Saint Didier au Mont d’Or » - 5 itinéraires ; les lieux de balades.
 

Quelques sentiers et chemins pour piétons :
Sentier de la Murière
 

Ce n’est pas la femme du Mûrier ! Il n’y a pas là, à notre connaissance de maison ou l’on élevait les vers à soie, comme dans d’autres quartiers de Saint Didier. Il faut se résoudre à faire appel au mot murus, qui désigne un chemin bâti, surélevé. Bien regarder sur quelle structure on marche, quand on arrive vers le chemin des Pinsons.
 

Sentier du Diable
 

En haut du hameau de la Ferlatière : conduit au Trou du Diable, un abri souterrain de carriers de quinze mètres de longueur.
 

Sentier du Quartier Chinois
 

Très court il traverse d’anciennes carrières à peu près comblées. A Saint Fortunat, il part du Chemin de Croix d’André Buy et arrive, à l’autre bout, à la sage gravure du carrier Bourdelin
 

Sentier sans nom
 

Pour faire le tour du Mont Laroche partant de la cabane pointue. Bois et pierres. Sublimes lorsqu’un grand cerf jaillit par-dessus les haies et les chirats.
 

Ruette A.Ballet
 

Elle ne doit rien à André Ballet. C’était autre fois la ruette Abalay. On passe sous la voûte de la Goye, en fait sous une maison particulière
 

Ruette de la Vache
 

Généralement, on adopte un nom plus poétique : ruette du coucou par exemple. Ainsi le mystère des origines plane sur ce nom de Vache. Au carrefour en bas de cette ruette, aboutissait un captage venant du bois. Il y avait aussi dans cette trêve (carrefour) le lavoir des sœur Saint-Charles, quand elles n’avaient pas l’eau sur l’évier.
 

Chemin de la cabane Pointue
 

La cabane pointue (au Mont Laroche) était une caborne en pain de sucre visible de toute la campagne alentour. Les plus anciens de Saint Fortunat l’on bien connue.
 

Chemin de la Fouillouse
 

Aux Essarts Etymologie : choisissez entre les feuilles, le foulon, ou la fouille pour trouver de l’eau ou quelques minerais.
 

Chemin de la ronde
 

C’est le chemin du Rion, c'est-à-dire du ruisseau en fond de vallée. Le ruisseau s’engouffre mais il est maintenant fréquemment à sec .

 
 Divers Retour en haut de page
 
Les croix

Il en existe une douzaine dont les plus connues sont les suivantes :

Croix des Essarts ou croix du père Buy (1819) située à l'angle du chemin des Essarts et du 34 avenue Ampère.
 

Croix du Pinet (19ème siècle), située à l'angle des chemins Frédéric Roman et du Pinet à la Molière, reprenant des éléments d'inspiration templière.
 

Croix de Chantemerle (1814) située à l'angle de la route de Limonest et de l'avenue Jean Jaurès, sous un ancien abri de voyageurs de l'O.T.L
 

Croix du Morateur située à l'entrée du lotissement du même nom, chemin des Combes.
 

Croix des Rameaux (1623) située à l'angle de l'avenue de la République et de la rocade des Monts d'Or. Jadis, procession des Désidériens, le dimanche des Rameaux.
 

De violents combats y opposèrent en mars 1814, l'armée autrichienne aux troupes françaises du Maréchal AUGEREAU qui défendaient l'accès à la porte de Vaise (bataille des Monts d'Or, fin du 1er empire).
 

Les Cabornes
  Cabanes de pierres sèches. Il en existe deux ou trois aux Essarts et sur les pentes du Monts de Narcel.
 

Lavoir
 

Il existe un lavoir situé à l'angle de la route de St Fortunat et du chemin des Barres (dénommé le lavoir d'Arche). Il fut construit vers 1830 avec des éléments d'un lavoir plus ancien situé en amont.
 

La Maison des Carriers
 

Bâtiment du 17ème siècle situé à St Fortunat, entre la rue Victor Hugo et la place Pierre et Renée Martel. Ancien aérium qui abrite aujourd'hui la bibliothèque municipale et un restaurant communal.

 
 Réseau hydraulique Retour en haut de page
 

La commune est parcourue sur plusieurs kilomètres par l'aqueduc gallo-romain des Monts d'Or qui irriguait les quartiers de Trion et de St Just à Lyon 5ème.

Cet édifice, essentiellement souterrain sur le territoire de St Didier, traverse les secteurs du Monteillier, le vallon d'Arche, la plaine de Crécy, le Figuier, le vallon des Rivières (sur un pont à siphon) pour rejoindre le " bidon " de Champagne.

Il existe également un réseau dense de souterrains qui avaient pour fonction de capter l'eau dans les zones aquifères et de la redistribuer à la population (à l'usage de l'agriculture, de quelques moulins et des ménagères).

 
 Evolution de l'activité économique Retour en haut de page
 

Les carrières de St Fortunat jusqu'au 19ème siècle et l'agriculture jusqu'en 1950 constituèrent l'activité principale de la commune.

La culture de la vigne et la production de fromages (2 500 chèvres au début du 19ème siècle) étaient très répandues jusqu'en 1875.

Mais la crise due au phylloxéra et la concurrence des carrières mécanisées mieux reliées à Lyon portèrent un coup d'arrêt à l'économie rurale.

Aujourd'hui, l'activité agricole ne compte plus que quelques exploitations familiales. Des vignes et des arbres fruitiers sont encore exploités à la Roche, au Pinet et au Monteillier. On compte encore quelques vaches laitières, moutons et chèvres.

Depuis 1946, la commune a accentuée son caractère résidentiel et enregistrée une forte expansion démographique.

170 entreprises sont actuellement recensées (commerçants, artisans, PMI, PME).

Depuis 1990, la plaine de Crécy accueille sur un site de 30 000 m² le centre d'activité tertiaire (Parc d'affaire de Crécy) constitué de PMI et PME regroupées autour du centre commun de télécommunication et de service. Ce dernier offre les technologies de télécommunication les plus avancées.
 

... et de la population

1946 : 2 444
1962 : 3 475
1968 : 3 872
1975 : 4 648
1982 : 5 171
1990 : 5 980
1999 : 6 224
 
 Foires et marchés Retour en haut de page
 


 

Le marché alimentaire
Tous les mercredis matin place Place Louis Pradel, en complément du commerce sédentaire regroupé dans le centre.

La foire à la brocante
 

Organisée par l'Amicale Basket tous les 3ème samedi et dimanche de janvier, place André Michel.
 

La vogue à St Didier
  A la mi-mai, place Louis Pradel.
 
La fête patronale de St Fortunat
  En principe tous les premiers jours de septembre à St Fortunat (avant la rentrée scolaire).
 
Le marché aux fleurs
  Organisé par l'O.G.E.C. tous les 1er mai, place André Michel.
 
La bourse aux vêtements
  Organisée en avril et en septembre par l'association des Familles à la salle des Fêtes.
 
 Anciens noms de lieux Retour en haut de page
 

Noms de chemins, noms de carrefours, noms de parcelles, noms de collines ou de vallons : on dit que tous ces toponymes sont la voix de la terre.

Par eux, le pays nous parle. Il nous parle des évènements historiques, des grands ouvrages réalisés autrefois et des activités des habitants qui peuplaient jadis le Mont d’Or. Examinons quelques anciens « toponymes » de Saint-Didier.

La lettre A de l’alphabet nous donne l’occasion de commencer par le Chemin Abandonné. Il figurait sur un ancien plan de la commune, au sommet du mont Laroche. Il a disparu lorsque la Route des Crètes a été ouverte complètement, dans les années 1950, entre Treyve du Loup, carrefour situé au pied de la butte du Mont Thou, à la limite de St-Didier et de Saint-Cyr, et le Mont Cindre, balcon de Saint-Cyr sur Lyon.

Nous voilà pris dans l’engrenage des noms de lieux. Le Mont Laroche domine Saint-Fortunat : anciennement, on ne parlait que de la Roche de Saint-Fortunat, pour la distinguer de la Roche Cardon. Une Roche, c’est un endroit plein de pierres ou un lieu fortifié, quelquefois surélevé. Ici, à la Roche de Saint-Fortunat, c’est la pierre qui domine, avec un grand et long chirat (un mur de pierre sèche, en l’occurrence démantelé) et de très nombreuses cabornes (abris de pierre sans mortier ni charpente) presque toutes disparues.

Un treyve (ou une treyve si vous y tenez), c’est un carrefour. Le mot vient du latin tres viae, « les trois voies ». Pourquoi Treyve du Loup ? Aussi curieux que ce soit, en toponymie locale, les racines lou, alou, balou, apalou, ainsi que leurs dérivés, indiquent qu’il existe en ce lieu des galeries drainantes chargées de collecter l’eau souterraine. Ce dispositif est un captage d’eau. Il y en a deux sur le Mont Thou, l’un à l’ouest, l’autre à l’est. L’eau captée, il faut la transporter dans des galeries souterraines que les anciens appelaient des tubes (tubi, au singulier tubus), d’où provient le toponyme Thou, ou Toux, Tou, Tu, selon diverses graphies et prononciations. Ce nom de Tou ou de Tu est patois, plus exactement franco-provençal. Certaines vieilles personnes vous parleront encore du « Thou » ou du « Tu des Sarrasins » : c’est le nom donné aux aqueducs romains, aussi bien dans le Mont d’Or que dans les Monts du Lyonnais.

Du Mont Thou, on descendait à Giverdy par le chemin des Fichornes. Ce chemin existe toujours entre ses deux rangées (ornes) de pierres dressées (pierres fiches), mais tellement encombré de taillis et de ronces qu’on ne peut l’emprunter.

Le Mont Cindre à Saint-Cyr ? C’est le Mont entouré, plus exactement ceinturé par l’aqueduc romain. En face du Mont Thou, le Mont Narcel dont la pente Est, celle qui descend vers la cuvette de Giverdy, s’appelle les Essarts. Dans Narcel, il y a «arc» ou «arche» : ce sont les souterrains qui captent l’eau ou la conduisent. Ils sont de section rectangulaire comme l’Arche d’Alliance du peuple hébreu, l’Arche flottante de Noé, les chenaux en bois qui faisaient le tour des toits pour recueillir l’eau de pluie. Pour les Romains, c’était des «coffres» et cela se disait arca (féminin), à ne pas confondre avec arcus (masculin), qui signifie «arche» dans le sens de voûtes, d’arcades.

Les «Arches et Fontaines» du Mont Narcel se situent du coté de Limonest. Il existe encore la source Sanlaville (et son château d’eau) et la source de la Barollière, si connue au 19ème siècle comme but de promenade. Ces deux sources sont maintenant dans des propriétés closes.

Quant aux Essarts, ce fut un lieu essarté, c’est-à-dire mis en culture, souvent après brûlis. Ce que nous en voyons, ce sont vingt hectares d’enclos de pierres sèches enfouies sous les buissons. Claudius ROUX et Emile CHAZOT, en 1935, ont compté cent cinquante cabornes sur cette surface : il n’en reste que trois ou quatre. Ce que la tradition affirme, c’est qu’il y eut là une activité préhistorique (haches en pierre), un habitat romain (tuiles romaines), des populations mérovingiennes (tombes).

Ainsi parlent les noms de lieux, qui désignent souvent l’eau, si indispensable et si difficile à maîtriser.Rapidement, quelques autres exemples.

Haute et Basse Archinière. La rue de la Résistance, avant la guerre, était la rue de l’Archinière. L’archinière est un aqueduc souterrain, sous les maisons, qui alimentait en eau (généralement par des puits), les habitants de cette rue. Il était couplé avec une série d’abris-refuges souterrains, dans l’axe de la chaussée, qui se sont effondrés de vétusté les uns après les autres, depuis deux ou trois siècles. Cela donnait au sol de la rue de l’Archinière un aspect «rapetassé» caractéristique. Proche de la Haute Archinière, existait un autre conduit souterrain le long de la rue Venturini : c’était la Basse Archinière.

Le chemin du Sauteriot offrait l’occasion aux voyageurs de sauter le riot, c’est-à-dire le rivus (le ruisseau), en fait l’aqueduc romain. Le chemin de Plantefort, lui aussi, coupe l’aqueduc romain. Nous sommes dans la plaine (plante-) de Crécy, et la finale -fort nous informe que le «for» (forma ou fornix), ce gros serpent de pierre et de ciment qui transporte l’eau à Lugdunum, y décrit un arc de cercle majestueux. Sous quelques décimètres de terre, les restes de l’aqueduc sont toujours là.

Que dire encore ? ...Que la Thomassière (latoma-ssière) n’est pas la maison du père Thomas, mais la carrière d’un extracteur, parce qu’un latomus, en latin, est un homme qui travaille dans une carrière, quelquefois avec un statut de bagnard et qu’une latomie (en français !) est une carrière où s’exécutent les travaux forcés. ...Qu’une charrière est un chemin sur lequel les chevaux s’échinaient à tirer des chars emplis de pierres et que la mention «chemin de charrière» sent le pléonasme. ...Que le chemin des Roteaux est un riotau, c’est-à-dire une charrière où l’eau coulait en abondance, comme dans beaucoup de charrières. ...Que le chemin de Vide-Pot cache un ancien village (vicus) ou un ancien chemin (via) et que le -pot est un puits : le puits du village ou le puits du chemin, ou le chemin du puits. ... Qu’une cabane pointue est une caborne en forme de pain de sucre.

Sait-on aussi que le Grand Marin était une décharge dans laquelle les carriers jetaient leurs déchets d’extraction, déchets que l’on orthographiait plus souvent «marrain», du latin matériamen, matières, matériaux de construction ou de démolition ? ...Que le Trou du Diable, abri souterrain des carriers dans le Grand Marin, ouvre encore avec peine sur le Sentier du Diable, comblé par un lotisseur incompétent ? Sait-on aussi qu’au 19ème siècle, un vieil homme transportait tous les jours depuis Champagne le courrier postal destiné aux habitants de Saint-Didier ? Le chemin qu’il suivait était devenu, pour tout le monde, le chemin du Postier. Or, près de ce chemin, vers le Morateur mais sur la propriété de Fromente, était un puits renommé appelé le Pustier (latin puteus). Qu’arriva-t-il ? Ce fut le Pustier millénaire qui disparut et le sympathique Postier tout récent qui fut officialisé.

A propos et pour finir, que signifient les Seignes, Fromente et le Morateur ? Les Seignes, les Saignes, la sanies (la boue), indiquent un terrain imbibé d’eau, voire marécageux. Fromente désigne une bonne terre à blé, à moins qu’il ne s’agisse d’un Formente (latin formamentum), en référence aux installations hydrauliques importantes enterrées sous le château et alentour. Le Morateur est le village de ces muratori, ces maçons «italiens», constructeurs de murs, venus extraire la pierre de nos carrières au 16ème siècle.

Ainsi de suite... Létra, la Fucharnière, Crécy, le Pinet, la Combe Ferrand, le Quartier Chinois, le Pontay, la Croix Calarin, le Moulin Joannon, le Colin, la Croisette, le Vieux Bourg, la Sauvagère, le D”me, «en Arche», le sentier du Noyer : tous ces anciens noms décrivent le pays et son histoire ; tous méritent d’être sauvés. Ils sont sous votre garde.

Michel GARNIER



Il arrive que des propriétaires baptisent leur demeure d’un nom de lieu ancien. On peut ainsi conserver le souvenir d’un toponyme tombé en désuétude. Toutefois, il convient de veiller à ne pas faire double emploi avec le nom d’une propriété, d’un territoire ou d’un chemin. C’est ainsi que le hameau de la Fucharnière a failli avoir deux maisons dénommées Fucharnière.

Ce fut pire en un autre endroit : trois ou quatre propriétés ont voulu adopter le nom de Chantemerle, sur la durée d’un demi-siècle, il est vrai. Le pire, c’est que la plupart ne se situaient pas sur le lieu-dit Chantemerle, attesté historiquement, mais vers l’arrêt du tram (maintenant l’autobus) qui avait adopté ce nom.

Méfions nous : les arrêts de Chantemerle, du Colin, de Crécy et tous les autres ont pour but d’indiquer aux voyageurs des transports en commun la station la plus proche du lieu en question. L’arrêt de Chantemerle est à trois cents mètres du site historique ainsi désigné. On voit même une propriété baptisée récemment Chantemerle à l’entrée de Cusson (rue Gabriel Péri). C’est encore plus loin !
 

Pour les curieux
Fucharnière ou Ficharnière - Allusion aux dalles plantées en bordure du chemin, appelées les pierres fiches, comme pour les Fichornes.
Cusson - Heureusement, nous avons trouvé dans les archives une graphie «écusson». Et tout s’éclaire.
«Ecu» vient de aqua, l’eau et «sson» de summus, le meilleur, le plus précieux, autrement dit la source. Se non è vero, è bene trovato !
Quant à Chantemerle, il vaut mieux laisser chanter le merle, car les explications des toponymistes sont diverses. Une origine gauloise serait possible.
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